La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la sécurité et de la défense.

10 novembre 2010

Cérémonie du 11 novembre

92ème anniversaire de l’Armistice de 1918

Jeudi 11 novembre auront lieu à Avon et Fontainebleau les cérémonies organisées pour la Commémoration de l’Armistice de 1918, dont voici le programme :


AVON

9h30: Cimetière (entrée principale). Cérémonie aux couleurs. Dépôt de fleurs au Carré Militaire et de gerbes au Monument aux morts 1914/1918, avec la participation de l’Harmonie-Fanfare d’Avon Musique et Culture.

FONTAINEBLEAU

9h30: Cimetière israélite, dépot de gerbes.

9h45: Monuments aux Morts et du Souvenir français. Cérémonie et dépôt de gerbes avec la participation de l’Union Musicale et la Chorale de l’École de Musique de Fontainebleau et les élèves des Écoles.

10h20: Lycée François 1er - Dépôt de gerbes


Manifestions communes aux deux villes
10h50:
Rendez-vous à l’Hôtel de Ville de Fontainebleau et formation du cortège.
11h00: Messe du souvenir en l’église Saint-Louis de Fontainebleau.
12h00: Réception à l’Hôtel de Ville de Fontainebleau.

23 octobre 2010

Les projets de reconversion des terrains militaires de Fontainebleau

La ville de Fontainebleau entame une profonde réflexion sur l’avenir des terrains militaires et entend programmer dès 2011 l’urbanisation de 40 ha, notamment d’anciens terrains militaires souvent en friche, soit près du tiers du territoire de la commune.
La reconversion des terrains militaires est un processus que la ville et la région de Fontainebleau connaissent depuis des décennies. Les armées avaient déjà cédé des casernes à d’autres ministères. Le quartier Raoult, qui occupait les « anciennes petites écuries du roi » a longtemps abrité les archives du ministère de l’économie et des finances. La caserne Boufflers, toujours propriété de l’Etat, accueille depuis 1967 une annexe de l’Ecole des mines de Paris. Lors du départ de l’Etat-major de l’OTAN den 1967, une partie des 50 ha du site occupés par l’alliance a été confiée au ministère de la Culture pour y stocker les archives récentes des ministères. Plus recemment, la Municipalité a conduit une opération de construction de trois immeubles, prélude à la réhabilitation du quartier Magenta où se trouvait l'ancien mess de la garnison.

Le processus de professionnalisation des armées qui a commencé en 1997 a touché Fontainebleau à partir de 1998. Les casernes ont vu partir leurs derniers régiments et se sont progressivement vidées, Fontainebleau a ainsi perdu 3 000 habitants.
Pour éviter de laisser se développer des « friches militaires », l’Etat s’est engagé à vendre ces terrains à prix symbolique. Même si la municipalité de Fontainebleau n’est pas encore propriétaire des ces terrains, elle a pris la décision d’entamer la réflexion afin de ne pas passer à côté de la seule opportunité de développement qui s’offre encore à la ville.
Frédéric Valletoux, maire de Fontainebleau, a présenté jeudi 21 octobre 2010 en réunion publique au théâtre de Fontainebleau les premiers projets d’aménagement de ces terrains, déjà libérés par les armées ou prochainement amenés à être cédés aux collectivités locales (Ville de Fontainebleau ou Communauté de communes).
Laurent Bécard du cabinet d’urbanisme et d’architecture Bécard et Palay a présenté le projet d’aménagement du quartier Sud de la ville.

La République de Seine-et-Marne, lundi 18 octobre 2010, page 10


Le quartier sud (30 ha) : est surtout connu sous le nom de quartier du Bréau. L’élément qui structurera le quartier est le nouvel ensemble hospitalier qui regroupera les services de l’actuel hôpital et l’actuelle polyclinique.

Le site du futur hôpital


Des voies nouvelles seront percées, en particulier une nouvelle entrée de ville à partir de la route départementale 606 (ex Nationale 6), afin de créer des axes de circulation Nord-Sud perpendiculaires à l’avenue de Villars. Le projet prévoie même de percer le mur du Parc du Château pour que les habitants des nouveaux quartiers d’habitation puissent se rendre au centre ville à pied ou à bicyclette. Près du Parc du château, le Clos des Ebats, situé à côté du quartier des Héronnières, abritera 180 logements collectifs, 65 maisons de ville, 3 900 m² de bureaux et des jardins partagés.

Le bâtiment des subsistances militaires en novembre 2010


Tout à côté, l’ancien bâtiment des subsistances militaires comprendra 360 logements, dont une partie sera attribuée aux gendarmes, 5 100 m² seront réservés à des activités économiques. Le bunker (ex-centre de transmission de l’OTAN) pourrait être réhabilité. Mais il est encore difficile de prévoir en quoi, peut-être des bureaux ? De même l’avenir du quartier des Héronnières, superbe bâtiment du XVIIIème classé monument historique, qui abrita l’Ecole d’application de l’artillerie, reste incertain.

La République de Seine-et-Marne, lundi 18 octobre 2010, page 10


Le projet « Quartier nord de la ville » concerne 9,5 ha. S’y trouve l’actuel hôpital, situé le long du boulevard Joffre, qui doit déménager au sud de l’agglomération en 2015. A sa place, le projet Choiseul annonce la construction de 180 logements, de 22 000 m² de bureaux, la reconstruction de l’école internationale Léonard-de-Vinci, et la construction d’un nouveau commissariat de police. En contrebas de l’hôpital, le quartier Chataux, construit en 1884 et, il y a dix ans, encore occupé par les gendarmes, accueillera 80 logements, un hôtel d’entreprise et des bureaux. Le projet prévoit de ne conserver que le corps principal de la caserne, les petits pavillons du corps de garde seraient malheureusement remplacés par un immeuble d’habitation.

Le quartier Damesme, situé à côté (2 000 m²), doit être bientôt complètement libéré par l’école des motocyclistes de la gendarmerie nationale, qui a déjà partiellement déménagé dans le quartier Lariboisière. Le projet Choiseul prévoit la construction de 170 logements, d’un parking public souterrain de 490 places et des activités économiques. Le Maire de Fontainebleau, souhaiterait que le bâtiment principal de la caserne puisse accueillir une annexe de l’université Paris-Est, pour cela la coopération du Conseil régional d’Ile-de-France serait indispensable.

Les deux cabinets d’urbanisme insistent sur les aspects sociaux et environnementaux qui doivent conduire ces projets : 10% à 15% de logements sociaux ou « aidés », normes énergétiques, limitation des flux automobile, création d’emplois de proximité.



Cabinet Bécard et Palais:
http://www.acad.asso.fr/?BECARD-PALAY
Atelier Choiseul:
http://www.atelierchoiseul.com/sous-menu-liste-detail.php?id_rubrique=2&id_sous_rubrique=&id_projet=47

27 septembre 2010

La JDC (ex-JAPD)

La Journée défense et citoyenneté.

La journée défense et citoyenneté est la nouvelle dénomination de la Journée d'Appel et de Préparation à la Défense, mais ses modalités restent inchangées.

Il s'agit d'une étape essentielle dans le parcours citoyen.

Objectifs

Sensibiliser à la citoyenneté et au devoir de mémoire en rappelant aux jeunes qu'ils ont des devoirs envers la société et que notre histoire n'a pas toujours été paisible.
Informer sur les enjeux de la Défense et son évolution notamment dans le cadre européen.
Présenter les métiers militaires et civils de la Défense.
Orienter les jeunes en difficulté vers les missions d'insertion.

Convocation

45 jours avant la date de la JDC, vous recevez à votre domicile une convocation précisant la date de session et le site sur lequel vous serez invité à vous présenter.



Cette convocation est accompagnée d'un titre de transport SNCF ou d'un titre permettant l'accès aux transports urbains.
Si la date proposée ne vous convient pas, vous disposez de 15 jours dès la réception de la convocation, pour contacter le BSN. Vous vous verrez alors proposer deux autres dates.

Le programme de la journée
Cette journée permet de rappeler à chacun que la liberté a un prix. C'est aussi une occasion unique d'être en contact direct avec la communauté militaire, et de découvrir les multiples métiers et spécialités, civils et militaires qu'offre la Défense aux jeunes.
 
Certificat de participation
A l'issue de cette journée une attestation de participation à la JDC est délivrée. Ce document est indispensable à la constitution de documents publics comme l'inscription aux examens et aux concours comme le baccalauréat ou le permis de conduire.

En cas de perte du certificat
Le certificat de participation à la JDC n'est délivré qu'en un seul exemplaire, il n'existe donc pas de duplicata.
En cas de perte, vous pouvez malgré tout demander une attestation à votre centre ou bureau du service national de votre lieu de recensement, en accompagnant votre demande d’une copie de votre carte nationale d'identité.
 
Pour en savoir plus, cliquez sur le lien:

14 juin 2010

Le 246ème régiment d’infanterie lors de la bataille de la Marne (5-9 septembre 1914)


Le récit publié ci-dessous est la transcription du JMO (journal de marche et des opérations) du 246ème régiment d'infanterie formé à Fontainebleau le 4 août 1914. Le JMO du régiment est déposé au Service Historique de l'Armée de Terre (SHAT) à Vincennes. A l'instar de tous les JMO de la Première Guerre mondiale il est désormais consultable sur internet.

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?fam=3&ref=6&le_id=1790

Le 246e régiment d'infanterie était le régiment de réserve du 46e RI caserné à Fontainebleau et à Paris. La mobilisation générale prévoyait le retour au régiment des réservistes en fonction d'un calendrier très précis indiqué sur les livrets individuels de mobilisation. Afin que la formation des régiments soit la plus rapide possible, les réservistes étaient affectés dans des régiments proches de leur domicile. Ainsi les soldats du 246e RI étaient pour la plupart des Parisiens et des Seine-et-Marnais. Ce sont ces hommes qui tout juste un mois après la mobilisation sont allés défendre leurs champs, leurs villages et leurs villes. La moitié d'entre eux est tombée lors de la bataille de la Marne.

« 4 août
Le 246ème régiment d’infanterie a été formé le 4 août 1914 (3ème jour de la mobilisation), à Fontainebleau.
10 août

Départ de Fontainebleau pour la base de concentration à l’effectif suivant : officiers : 39, sous-officiers et troupe : 2151, chevaux 126. »

Le régiment est commandé par le lieutenant colonel Chaulet. Il est constitué de deux bataillons, le 5ème (Commandant Brun), et le 6ème (Reverchon). Chaque bataillon comprend 4 compagnies numérotées de la 17ème à la 20ème dans le 5ème bataillon et de la 21ème à la 24ème dans le 6ème bataillon.
Le 11 août le régiment arrive sur sa base de concentration près de Saint-Mihiel.
Le 246ème fait partie de la 110ème brigade d’infanterie, 55ème division d’infanterie, 3ème groupe de divisions de réserve, 3ème armée.

« 5 septembre
On arrive à Iverny vers 13h. A ce moment la cavalerie ne signale aucun ennemi à proximité. Cependant le lieutenant-colonel prescrit à la compagnie Tournié de sortir du village en s’éclairant avec précaution. A ce moment là on aperçoit sur la crête N. O. de Monthyon quelques cavaliers, qui sont reconnus à la lorgnette, pour des cavaliers allemands.

En même temps on aperçoit une forte colonne allemande, formée d’infanterie et d’artillerie sortir de Monthyon, par le chemin qui débouche au Sud de ce village au lieu-dit l’Hôpital. Aussitôt le lieutenant-colonel commandant le 246ème donne les ordres suivants : le 5ème bataillon sous les ordres du Commandant Brun occupe les fossés de la route, allant d’Iverny à Neufmoutiers. Le 6ème bataillon défend le village d’Iverny et occupe le début de la route de Monthyon. Un bataillon du 276ème étant entre Iverny et Le Plessis-l’Evêque. Ensuite la Compagnie Sallet (22ème) fait une avancée à l’extrême droite de notre front, de façon à se relier aux tirailleurs marocains, vers les bois de Penchard. Notre artillerie installée en arrière de la route de Iverny à Villeroy tire sur les fantassins allemands qui débouchent des pentes Sud de Montyon et sont venus occuper les crêtes à environ 1200 à 1400 mètres de nos lignes. Notre artillerie tient également sous son feu la batterie allemande installée entre Monthyon et Penchard.

Jusqu’à 17 heures, sous une très violente fusillade et sous un tir d’artillerie ininterrompu, le 246ème tient en respect les forces allemandes nettement supérieures par le nombre.
A 17 h ¼, le gros de la brigade n’étant pas encore arrivé renforcer le régiment, l’ordre est donné au 246ème de se replier sur La Baste.
Ce mouvement est commencé dans l’ordre le plus parfait, mais alors arrivèrent les renforts. Aussitôt le repli est arrêté et le 246ème se reporte en avant avec vigueur. Il occupe de nouveau ses positions de la journée et boivouacque (sic) le soir sur les lignes de défense du village d’Iverny. Toute l’après midi, le village d’Iverny fut l’objet d’un violent bombardement.
Les pertes du 246ème, au cours de la journée sont difficiles à évaluer, l’action ne s’étant apaisée qu’à la nuit tombée. Environ [ ? ](1) hommes hors de combat. »
Le récit de la journée du 5 septembre se termine par la liste des officiers morts au champ d’honneur ou grièvement blessés.

« 6 septembre 1914
Dès l’aube le régiment poursuit sa marche en avant vers l’Est. Les patrouilles envoyées en reconnaissance rendent compte qu’à la suite du combat de la veille, les troupes allemandes ont évacué Monthyon, pendant la nuit, et sont en retraite vers le Nord-Est. Les Allemands sont partis précipitamment, abandonnant beaucoup de matériel, caissons d’artillerie, centaines de projectiles etc… et sans enterrer leurs morts qui gisent nombreux parmi les cadavres de chevaux sur les pentes descendant le village de Monthyon. L’action de notre artillerie, fut hier particulièrement efficace.

Le 246ème franchit les crêtes au Nord-Ouest de Monthyon et se dirige vers Marcilly.
Vers midi, ordre est donné à nos troupes de faire face au Sud-Est et de se diriger vers Barcy, cote 115, hauteur dominant la Marne, pour barrer la route à de gros éléments ennemis franchissant la Marne à Varreddes et battant en retraite vers le Nord.
Le 246ème reçoit l’ordre de marcher de la ferme St-Gobert sur la cote 115 (N. O. de Varreddes), ayant à sa gauche le 1er bataillon du 231ème et le 2ème bataillon du 276ème dont l’itinéraire était plus au Nord. Le mouvement s’effectue par un cheminement dans le ravin Est de Barcy, de façon à être défilé des feux de l’artillerie qui bombarde dès ce moment le village de Barcy et balaie l’Est de ce village ainsi que la route de Barcy à la Chaussée.

Le village de Barcy après la bataille

En arrivant à la hauteur de cette route, les balles de l’infanterie allemande commencent à pleuvoir. Le régiment progresse en utilisant le terrain. Déjà plusieurs hommes sont tués ou blessés. Une série de shrapnells éclatent au dessus du groupe dont font partie les capitaines Gourguen et Ruffier qui sont tous deux blessés. A 500 mètres de la ligne de crête, un bicycliste du 289ème vient de la part de son colonel demander un appui. Aussitôt le lieutenant-colonel Chaulet, commandant le 246ème lance 6 compagnies à l’attaque de la gauche du petit bois situé au-delà de la crête. Bientôt ces 6 compagnies sont soutenues par les deux compagnies de réserve, moins toutefois un peloton affecté à la garde du drapeau.
Le feu de l’ennemi devient alors d’une formidable intensité. A mesure qu’on approche de la crête où les Allemands sont retranchés dans des tranchées profondes, on avance sous une grêle de balles, et sous les rafales des nombreuses mitrailleuses.
A chaque pas les hommes les hommes tombent morts ou blessés. Le commandant Brun (5e Bataillon) est tué. Le capitaine Robinet (commandant le 6e bataillon) est grièvement blessé. Un grand nombre d’officiers, sur tout le front sont frappés, blessés ou tués.
Cependant, par bonds successifs, on avance toujours et on atteint la route de Chambry à Etrepilly. La mitraille augmente encore d’intensité ; mais nos troupes y répondent.
A ce moment le lieutenant-colonel Chaulet est blessé, atteint de plusieurs balles ; le sous-lieutenant Colin est blessé en lui portant secours ; le lieutenant Mulleret porte drapeau tombe à son tour. Le sous-lieutenant Dumesnil prend le drapeau et se porte en avant en ralliant les hommes. Il est à son tour blessé. Le général de Mainbray debout sur la ligne de feu est blessé ; ainsi que son officier d’état-major le capitaine Renault, assez grièvement atteint. On avance toujours vers les tranchées allemandes. Cependant sous la violence du feu ennemi, les balles tombant littéralement comme de la grêle et nous causant des pertes considérables, quelques hommes du centre de la ligne semblent faillir et esquissent un mouvement de flottement. Le lieutenant-colonel se relève et rassemble ses forces, entouré du capitaine Tournié, des sous-lieutenants Dumesnil, Colin et Bertrand, reporte la ligne en avant. Les clairons et tambours sonnent « au drapeau » et « en avant » et à trois reprises notre ligne se reforme et progresse, baïonnette au canon, de telle façon que certains de nos éléments atteignent les tranchées allemandes.
Si des renforts nous étaient parvenus il eut été possible non seulement d’arrêter comme ce fut fait la progression des Allemands, mais de rejeter ceux-ci dans la Marne.

A la tombée de la nuit, le régiment, par échelons successifs, se replie par le ravin, la ferme de Saint-Gobert, la ferme Fischeux et Monthyon où sont installées les ambulances. Par centaines les blessés y arrivent.
Le régiment passe la nuit à Monthyon.

Grande tombe des 200 soldats morts glorieusement les 5 et 6 septembre 1914, au combat de Villeroy
7 septembreLa 110ème brigade se rassemble pour se reconstituer au Nord Ouest de Monthyon aux environs de la ferme des Nonnes. Le 246ème se rassemble un peu au nord de cette ferme, le long du petit bois. Les hommes se reposent et font la soupe.
L’appel des hommes présents, donne pour le régiment un effectif de 780 hommes. Tout le reste étant tués, blessés ou disparus.
Le commandant Bonnet, du 276ème arrive pour prendre le commandement du régiment, le lieutenant-colonel Chaulet étant évacué. Le régiment est provisoirement reconstitué à un seul bataillon de 4 compagnies avec une seule section de mitrailleuses. A la date du 7 septembre le chiffre global des pertes en tués, blessés ou disparus, s’élève donc pour le 246ème (journées du 5 et du 6 septembre) : 811 hommes et 23 officiers (d’après la situation en date du 10 septembre) […] »
Suit la liste des officiers tués ou blessés puis les noms des nouveaux commandants de compagnies.


« Le soir le régiment va cantonner à la ferme Fischeux, se reportant en avant en raison de l’urgence à poursuivre l’offensive entre les gros des armées allemandes opposées à la 5ème armée française, et qui battent en retraite vers le Nord et le Nord-Est.
8 septembre
Le régiment quitte de bonne heure la ferme Fischeux mais il passe la journée très près de ce lieu et bivouaque le soir au Sud de Gesvres à droite de la route de Saint-Soupplets.

9 septembre
La 55ème division reçoit l’ordre de maintenir les positions occupées, et de se tenir prête à reprendre le mouvement offensif, la 110ème brigade organise la position éventuelle de repli de la route Saint-Soupplets, Marcilly à la ferme de Raimionne. Le 246ème conserve ses positions de la veille et bivouacque (sic) le soir sur place. Le régiment est reformé à deux bataillons avec 8 compagnies de 130 hommes environ chacune(2). Un certain nombre d’hommes portés comme disparus à la suite des combats du 5 et du 6 ont en effet rejoint le régiment. […]»

(1) Le rédacteur laisse ici un blanc en attendant d’avoir un nombre précis à noter, ce qu’il ne fera jamais
(2) Soit un peu moins de la moitié des effectifs des compagnies à la formation du régiment un mois auparavant.



Monument érigé à Villeroy en l'honneur des soldats des 231e, 246e et 276e régiments d'infanterie morts pour la France lors de la bataille de la Marne en septembre 1914. Le 231e a été formé à Melun, le 246e à Fontainebleau et le 276e à Coulommiers. En haut à droite de la liste de noms on peut lire "lieutenant Charles Péguy" (du 276e RI).

17 avril 2010

Les cadets de la République

Les cadets de la République, option police nationale, sont formés en alternance en école de police et dans un lycée professionnel.
En école de police les cadets reçoivent une formation professionnelle destinée à exercer les missions d'adjoint de sécurité.
Au lycée professionnel ils suivent un enseignement général : français, histoire-géographie, mathématiques, anglais, informatique.
Les cadets de la République accomplissent des stages pratiques dans un commissariat de police.


Cette formation permet à des jeunes, quel que soit leur niveau scolaire, d'être préparés au concours spécifique de gardien de la paix sans condition de diplôme.
Les cadets de la République vont ainsi acquérir une première expérience professionnelle dans les métiers de la sécurité tout en bénéficiant d'une allocation d'études.

Les dossiers sont à renvoyer dûment complétés avant le 7 mai 2010.

Pour obtenir un dossier et pour tous renseignements complémentaires :
Direction Départementale de la Sécurité Publique de Seine-et-Marne
Centre départemental des Stages et de la Formation
Recrutement Cadets de la République
51 rue du Général de Gaulle
77 000 Melun
tél.: 01 60 56 68 88



Commentaire du professeur relais défense:

Cette formation est parfaitement adaptée aux jeunes de 18 à 26 ans qui ne possèdent pas les diplômes requis pour passer les concours de recrutement de la police nationale. Soit parce qu'ils sont titulaires d'un CAP ou d'un BEP, soit parce qu'ils ont quitté le système scolaire sans obtenir de diplôme.

A nos élèves qui désirent entrer dans la police nationale nous conseillons de poursuivre leur scolarité jusqu'au baccalauréat et même au delà s'ils souhaitent devenir gardien de la paix, officier ou commissaire de police.

29 mars 2010

Le plan Vigipirate

Tous ceux qui sont passés devant l'école de gendarmerie rue de la Charité à Avon ont pu remarquer le panneau ci-dessous vissé sur le portail.

Vigipirate est un plan destiné à prévenir les menaces qui pèsent sur le territoire français et sur les Français de l’étranger. Le plan a été conçu en 1978 mais ne concernait à l’époque que les risques d’attentats liés à des groupes politiques extrémistes ou autonomistes souvent français. Le plan Vigipirate comporte des mesures de vigilance ("Vigi"), de prévention et de protection.
Les dispositions du plan Vigipirate ont été actualisées en novembre 2006. Ces nouvelles dispositions tirent les conséquences de l’évolution des attaques terroristes dans le monde, en particulier celles du 11 septembre 2001 à New York et Washington, celles du 11 mars 2004 à Madrid et celles du 7 juillet 2005 à Londres.

Le plan Vigipirate est découpé en quatre niveaux d'alerte croissants : jaune, orange, rouge et écarlate. A chacun de ces niveaux, le Premier ministre, déclenche une série de mesures pour atteindre un objectif déterminé.

Niveau jaune : accentuer la vigilance, face à des risques réels mais encore imprécis, par des mesures locales avec le minimum de perturbations dans l’activité normale, et se mettre en état de passer aux postures des niveaux orange et rouge dans un délai de quelques jours.

Niveau orange : prévenir le risque d’une action terroriste considérée comme plausible, fût-ce au prix de contraintes et de perturbations modérées dans l’activité normale, et se mettre en état de passer aux postures des niveaux rouge et écarlate dans un délai rapide, selon la nature des moyens.

Niveau rouge : prendre les mesures nécessaires pour prévenir le risque avéré d’un ou de plusieurs attentats graves, comprenant certaines mesures de protection des institutions, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés, en acceptant les contraintes imposées à l’activité sociale et économique.

Niveau écarlate : prévenir le risque d’attentats majeurs, simultanés ou non, pouvant utiliser des modes opératoires différents et provoquer des effets dévastateurs, et mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés ; des mesures particulièrement contraignantes peuvent être mises en œuvre.

L’évaluation de la menace est renouvelée régulièrement, selon l’évolution de la situation nationale et internationale.

C’est le Premier ministre, qui déclenche le plan Vigipirate et détermine le niveau d’alerte applicable sur le territoire. Les mesures de vigilance, de prévention et de protection sont ensuite déclenchées et mises en œuvre par les différentes autorités : services de l’Etat, collectivités locales, SNCF, RATP, aéroports...


Un "marsouin" de l'infanterie de marine devant la Tour Eiffel en février 2007


Le plan Vigipirate constitue un pivot autour duquel les plans d’intervention et de secours spécifiques comme Biotox (contre une menace biologique), Piratox (en cas d’intoxication chimique massive), Piratome (concernant les risques radioactifs), Piratair-Intrusair (risques de détournement aérien), Pirate-mer (contre le terrorisme ayant pour cible des navires) et Piranet (risques liés au cyberterrorisme) pourront être mis en place si besoin est.

Le plan prévoit également la diffusion d’une culture de défense et de sécurité. Il repose en effet sur un principe de responsabilité partagée de la sécurité : chacun doit prendre en compte les risques, du simple citoyen aux services chargés d’intervenir contre le terrorisme. La vigilance doit être entretenue et les équipes de sécurité sont formées et entraînées.


http://www.seine-et-marne.pref.gouv.fr/sections/defense_et_protectio/vigipirate