La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC, ex-JAPD). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la défense.

18 mai 2013

Cérémonie de citoyenneté et de remise des cartes d'électeurs

Samedi 18 mai 2013, les nouveaux électeurs avonnais ont été accueillis dans la salle du Conseil de la Mairie afin de recevoir leur première carte d'électeur. C'est la cérémonie de citoyenneté.
Raoul VANDENHERREWEGHE, adjoint au maire en charge de la sécurité publique, des fêtes et des cérémonies, a rappelé les principes fondamentaux de la République et de la démocratie. 

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers amis, et je devrais même plutôt dire : citoyennes, citoyens,

Merci à toutes et tous de votre présence ici, qui s’inscrit dans une double démarche citoyenne.
La vôtre d’abord. Avec cette carte, vous franchissez une étape importante de votre vie de citoyen français, un titre dont il faut se féliciter car il n’est pas toujours allé de soi, loin s’en faut d’ailleurs.
La nôtre également. En rendant hommage à votre nouvelle implication citoyenne dans la société et dans notre commune, la première collectivité dont, géographiquement, vous faites partie intégrante.

Cette  cérémonie que j’ai plaisir à présider est pleinement symbolique.
Symbolique, comme votre présence ici, qui témoigne de votre volonté de participer à la vie républicaine de notre pays. Votre démarche volontaire représente, à elle seule, un acte fort de citoyenneté. Je vous souhaite donc une nouvelle fois la bienvenue et vous félicite pour votre geste.

Symbolique également, car cette cérémonie nous rappelle que, quelles que soient nos origines, la couleur de notre peau, notre culture, notre condition sociale ou notre religion, nous sommes tous des citoyens d’un État où les valeurs de la République s’exercent dans le cadre d’une démocratie laïque.

Chacun doit prendre conscience de l’immense chance que nous avons d’être dans un pays démocratique. Et c’est au nom de cette histoire que nous devons être des citoyens acteurs de la vie de la cité, sachant que la société deviendra ce que nous en ferons.

Une société figée, immobile, soumise à l’arbitraire, ou une société de droits et de devoirs, de libertés et de solidarité, des valeurs difficilement acquises qu’il nous faut préserver et inlassablement promouvoir.

Le vote est le fruit d’une longue évolution de nos institutions politiques et du combat mené par tous ceux qui ont permis que nous jouissions aujourd’hui de cette liberté fondamentale.

Qu’il me soit permis de rappeler quelques-uns des moments forts de cette conquête.

En 1791, sous la monarchie constitutionnelle, le suffrage était encore censitaire et indirect.
Seuls les hommes de plus de 25 ans payant un impôt direct (appelé « cens ») égal à la valeur de trois journées de travail avaient le droit de voter.
Le 5 mars 1848, la République adoptait le suffrage universel masculin qui ne sera plus remis en cause par la suite.
Tous les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques pourront dès lors voter et le vote deviendra secret.
Il faudra attendre l’ordonnance du 21 avril 1944 pour que le droit de suffrage devienne réellement universel avec le droit de vote pour les femmes, qui votèrent pour la première fois lors des élections municipales d’avril-mai 1945.
En 1974, enfin, le Président de la République Valéry Giscard-d’Estaing abaissa l’âge minimum pour voter à 18 ans (au lieu de 21 ans).
Voilà pour ce bref mais important rappel…

La démocratie, ne l’oublions jamais, c’est votre droit de changer les choses, de faire progresser les libertés de l’homme, de rétablir l’égalité entre les sexes et de faire vivre la fraternité entre les peuples qui construisent la France d’aujourd’hui et le monde de demain.

Et comme l’écrivait Jean-Jacques Rousseau « Renoncer à sa liberté, c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité et à ses devoirs ». 

Chaque nouvel électeur a ensuite reçu de la main des conseillers municipaux présents un exemplaire du "Livret du Citoyen" accompagnant leur toute nouvelle carte.

Cliquer sur l'image pour ouvrir le Livret du Citoyen

29 avril 2013

Journée nationale du souvenir de la Déportation, dimanche 28 avril 2013

Le dernier dimanche d'avril est dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale. A Avon la cérémonie se déroule en trois temps.

Dans le hall de la Mairie, un hommage est rendu au Maire, à ses adjoints et administrateurs morts en déportation en 1944 et 1945.

Dans le hall de la Mairie d'Avon cette plaque honore la mémoire de Rémy DUMONCEL, Etienne CHALUT-NATAL, Aristide ROUX, Paul Mathéry, Lucien CANUS et Charles ZIEGLER.
Dans un deuxième temps le cortège se rend dans le couvent des Carmes afin de rendre hommage au Père Jacques qui y est inhumé.

Un jeune scout, par ailleurs élève au Collège de la Vallée, lit un texte rappelant les souffrances endurées par les déportés.
 
Un frère Carme lit un très émouvant hommage au Père Jacques.
Au premier rang de l'assistance, Chantal MANGUIN-DUFRAISSE, sous-préfète de Fontainebleau, représente l'Etat.


La tombe du Père Jacques est fleurie par Marie-Thérèse NATTA-MATHERY, fille de Paul MATHERY qui fut arrêté au même moment que le directeur du Petit collège.

La tombe du père Jacques.
En sortant du couvent, le cortège s'arrête un instant devant la plaque qui rappelle le souvenir de l'arrestation par les nazis du Père Jacques et des trois enfants juifs qui avaient trouvé refuge à Avon.
La mémoire du Père Jacques sera à tout jamais associée à celle des trois enfants juifs que le directeur du Petit collège d'Avon tenta d'abriter en leur procurant de fausses identités tout en assurant la suite de leur scolarité : Hans Helmut MICHEL, Maurice SCHLOSSER et Jacques-France HALPERN.
Dans un troisième temps, la cérémonie se déroule dans le cimetière devant les monuments aux victimes de la Seconde Guerre mondiale. Des couronnes sont déposées au pied des monuments par Mme la Sous-Préfète et par les élus des communes de Fontainebleau et d'Avon.

Quatre élèves de première L du lycée Uruguay-France lisent un poème de Marianne Cohn rédigé en 1943, "je trahirai demain".

Sofia SAID, Marie-Murielle HOCHABAEFF, Germain GLORY et Emeline STEPHAN
 « Je trahirai demain » 
Je trahirai demain pas aujourd’hui.
Aujourd’hui, arrachez-moi les ongles,
Je ne trahirai pas.

Vous ne savez pas le bout de mon courage.
Moi je sais.
Vous êtes cinq mains dures avec des bagues.
Vous avez aux pieds des chaussures
Avec des clous.

Je trahirai demain, pas aujourd’hui,
Demain.
Il me faut la nuit pour me résoudre,
Il ne faut pas moins d’une nuit
Pour renier, pour abjurer, pour trahir.

Pour renier mes amis,
Pour abjurer le pain et le vin,
Pour trahir la vie,
Pour mourir.

Je trahirai demain, pas aujourd’hui.
La lime est sous le carreau,
La lime n’est pas pour le barreau,
La lime n’est pas pour le bourreau,
La lime est pour mon poignet.

Aujourd’hui je n’ai rien à dire,
Je trahirai demain.

Marianne Cohn, 1943


Maryvonne Braunschweig lit le message commun des associations de déportés pour la Journée nationale du souvenir de la Déportation.

« Il y a 80 ans, le nazisme triomphait. Hitler imposait son pouvoir en Allemagne dans l’indifférence quasi générale des démocraties et entraînait le monde dans un conflit qui prit fin en 1945 après des années de terreur, par la victoire sur le nazisme.
C’est alors que les déportés survivants revinrent des camps de concentration et d’extermination.
Nous avons le devoir, au nom de nos camarades disparus, de rappeler ces événements qui ont ponctué notre histoire.
Tant que nous pourrons prendre la parole, nous devons dire aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites, dans lesquels elles doivent discerner les thèses de ceux qui ont exterminé les juifs d’Europe, massacré les Tziganes, déporté et fusillé les Résistants.
Aujourd’hui, il est essentiel qu’elles reconnaissent, dans d’autres discours, les vociférations d’Adolf Hitler et la voix soumise de Philippe Pétain. Ainsi averties, pourront-elles combattre le danger s’il se présente.
Nous lançons aujourd’hui, un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence. Ce message que nous adressons aux jeunes générations se veut partie prenante de la construction de l’avenir. »
Ce message a été rédigé conjointement par : la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D), la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.), la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I.R.P.), l’Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.).

La cérémonie s'achève, les porte-drapeaux quittent le cimetière.

23 avril 2013

Concours national de la Résistance et de la Déportation 2013

Les résultats

Le Jury départemental du Concours national de la Résistance et de la Déportation a désigné les lauréats du concours 2012-2013. Parmi ces lauréats le Lycée Uruguay-France est fier de compter : 

Baptiste BATTAILLE de 1ère L qui se classe à la 4ème place de la Première catégorie (devoirs individuels des classes de tous les lycées).

Et vingt élèves de la classe de 1ère L qui sont à la 3ème place ex-æquo dans la 2ème catégorie (devoirs collectifs de tous les lycées) avec un dossier réalisé par :

Antoine ARRINDA
Baptiste BATAILLE
Scarlett BELLAY
Esma BERACHE
Jill CORADE-KNECHT
Charline DELLA DORA
Elvina FUTOL
Sarah GERARDIN 
Germain GLORY 
Franckie GONTIER
Lara GRIEBEL 
Marie-Murielle HOCHABAEFF 
Christian NKENKO MANSOUEKI 
Guillaume PANNETIER 
Sofia SAID 
Rosa SOKOLOWSKI
Emeline STEPHAN 
Maéva TOMAYE-LARDY
Téo VALAIS 


Qu'ils soient tous félicités.