La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC, ex-JAPD). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la défense.

28 janvier 2015

Stop au Djihadisme

http://www.stop-djihadisme.gouv.fr/index.html
Afin de décrypter la propagande djihadiste en vidéo, le ministère de la justice a créé un site destiné à la protection de la jeunesse.

26 janvier 2015

70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz


La date du 27 janvier a été retenue pour commémorer la libération des camps nazis.Le 27 janvier est une journée internationale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

C'est en effet le 27 janvier 1945 que les troupes soviétiques sont entrées dans le camp d'Auschwitz-Birkenau près de Cracovie en Pologne. Les soldats de l'Armée rouge sont accueillis par seulement 7000 survivants. Près de 1,1 millions d'enfants, de femmes et d'hommes sont morts à Auschwitz, des juifs à 90%, mais aussi des tziganes et des déportés-résistants de toute l'Europe occupée.

En décembre 2004 douze élèves du lycée Uruguay-France ont pu visiter les camps de Birkenau et d'Auschwitz 1.

Le récit de ce voyage se trouve ici.
 

19 novembre 2014

11 novembre 2014





Cette année encore des élèves du lycée Uruguay-France ont participé à la cérémonie de commémoration de l'Armistice au monument aux morts d'Avon.

Yanis ABDELMOUMNI, Tiphaine DANNOUX et Zoé YEGHICHEYAN de 1ère S1 ainsi qu'une correspondante allemande Léonie FUNCKE ont lu un texte sur la mort de Charles Péguy.



L’écrivain Charles Péguy, lieutenant au 276ème régiment d’infanterie de Coulommiers, est venu plisieurs fois à Fontainebleau pour y effectuer « des périodes » en tant que réserviste, notamment au Camp d’Avon, à deux pas d’ici.
A Villeroy, Le 5 septembre 1914, Charles Péguy mena à l’assaut une section de soldats Seine-et-Marnais lors des premières heures de la bataille de la Marne.
Voici le récit de Victor Boudon, un de ses hommes :

Un court instant de répit, puis Péguy nous claironne : « En avant ! ».
Ah ! cette fois, c’est fini de rire ! Escaladant la talus et rasant le sol, l’arme à la main, courbés en deux, afin d’offrir moins de prise aux balles, trébuchant dans les betteraves et les mottes de terre, nous courons à l’assaut.
Le capitaine Guérin, est tué raide auprès d’un gros arbre. La terrible moisson continue, effrayante ; la chanson de mort bourdonne autour de nous.
Un premier bond, puis un deuxième nous portent 200 mètres en avant. Mais aller plus loin pour l’instant, en unique vague d’assaut, sans une ligne de soutien en arrière, sur un terrain où la pente déclinante et la grande visibilité de nos uniformes font de nous autant de superbes cibles, c’est une folie, un massacre certain et général. Nous n’arriverons pas 10 !
« Couchez-vous ! hurle Péguy, et feu à volonté ! » mais lui reste debout, la lorgnette à la main, dirigeant notre tir, héroïque dans l’enfer.
Nous tirons comme des enragés, noirs de poudre ; le fusil nous brûlant les doigts, chacun creusant des mains la terre, entre deux coups de feu, pour s’en faire un insuffisant abri.
À tout instant, ce sont des cris, des plaintes, des râles ; des amis chers sont tués à mes côtés.
Combien sont morts ? On ne compte plus…
Péguy est toujours debout, malgré nos cris de : « Couchez-vous ! » glorieux fou dans sa bravoure et la voix du lieutenant crie toujours avec une énergie rageuse : « Tirez, tirez, nom de Dieu ! »
Et il se dresse, comme un défi à la mitraille, semblant appeler cette mort qu’il glorifiait dans ses vers. Au même instant, une balle meurtrière brise ce noble front.