La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la sécurité et de la défense.

11 janvier 2013

Le 27 janvier, 68e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz

"La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, pour cette journée de la mémoire."


Cliquez sur la photo ou ici pour lire le témoignage de Jacques Zylbermine recueilli lors du voyage de 12 élèves du lycée Uruguay-France à Auschwitz-Birkenau en décembre 2004.


23 décembre 2012

Pro Patria et Humanitate

Le 21 décembre 2012, M. Frédéric NORET, sous-officier de réserve du Service de Santé des Armées (SSA) est venu présenter les carrières de médecin et de pharmacien des armées à la classe de terminale S1.

M. NORET présente les formations du Service de Santé des Armées à une classe de terminale S du Lycée Uruguay-France.
M. NORET a d'abord présenté rapidement les forces armées françaises, le Service de Santé des Armées et les 14882 personnes qui y servent, tant militaires que civils, les différents personnels de santé avant d'arriver au métier de médecin militaire.
120 jeunes accèdent chaque année en 1ère année de l'Ecole de Santé des Armées (ESA) à Lyon-Bron. La moitié sont des filles. Ces étudiants sont à la fois élèves de l'ESA et étudiants à l'Université Lyon I. La première année est la plus difficile, car comme pour tous les étudiants en médecine ils doivent franchir la terrible barrière du concours d'entrée en 2ème année. 70% à 80% des élèves de l'ESA y parviennent!
Les études se poursuivent sur deux grands axes : formation médicale à Lyon I en tous points identique aux études des civils et formation militaire à l'ESA. En effet la carrière des médecins militaires reposera ensuite sur des deux mêmes piliers, la médecine et l'armée.
La carrière de médecin militaire est au minimum de 25 ans. Les médecins des armées peuvent se diriger vers la médecine en unité (ce peut être sur un navire, une base aérienne, un régiment de chars, un bataillon de chasseurs alpins ou les pompiers de Paris), vers la recherche ou dans un hôpital militaire pour y pratiquer la chirurgie (il y en a 9 en France métropolitaine dont 3 à Paris).
M. NORET a souligné que la vie de médecin militaire entrainait toute une série de contraintes comme les mutations régulières et les départs en opérations extérieures, en Afghanistan par exemple, pour une durée de 6 mois, ce qui rendait parfois difficile la vie de famille. Un jeune candidat à ce métier se doit d'y réfléchir avant de s'engager sur cette voie.

Frédéric NORET présente aux élèves de terminale S1 une vidéo de l'ESA dans laquelle des élèves racontent la vie dans l'école, les études, les avantages de cette formation et comment ils envisagent leur carrière.

M. NORET a enfin présenté aux élèves le concours d'entrée à l'ESA, les différentes épreuves et les modalités d'inscription. Avec 120 reçus pour 1800 candidats le concours d'entrée à l'ESA est exigeant mais loin d'être hors de portée. Cette formation est accessible à un bon élève de terminale S motivé.

Pour en savoir davantage sur les carrières dans le Service de Santé des Armées, cliquez ici.

 Pro Patria et Humanitate 
"Pour la Patrie et l'Humanité" est la devise de l'Ecole de Santé des Armées.

21 décembre 2012

Le nouveau site Education à la Défense de l'Académie de Créteil

Le Trinôme académique de Créteil vient d'ouvrir son nouveau site consacré à l'éducation à la Défense.


Élaboré par Mme Anne-Marie HAZARD-TOURILLON (IA-IPR) chargée de mission du Trinôme académique, et par M. Nghia NGUYEN, professeur d'histoire-géographie au Lycée Galilée de Combs-la-Ville et webmestre, ce site apportera à ceux qui s'intéressent à l'éducation à la défense les informations, les outils, les ressources et les liens des plus utiles. Plus qu'un site, "Éducation à la Défense" est un véritable portail dédié l'histoire militaire, l’enseignement à la défense, l'exercice de la citoyenneté et la mémoire des conflits contemporains. Ouverts à tous, le site "Éducation à la Défense" est voué à grandir et à s'enrichir grâce à la participation de tous les acteurs de cet enseignement dans l'Académie de Créteil.

12 décembre 2012

Information sur les métiers de la santé dans les armées

M. Frédéric NORET, sous-officier de réserve dans le Service de Santé des Armées et par ailleurs manipulateur d'électroradiologie médical à l'hôpital de Montereau est venu une nouvelle fois au lycée présenter les carrières d'infirmier militaire aux élèves de Terminale ST2S2 de M. CHEVREUX.

Nul mieux que M. NORET, ancien élève du lycée Uruguay-France et menant une double carrière civile et militaire au service de la Nation ne pouvait présenter les multiples aspects de ces métiers à la fois exigeants et passionnants.

Un lien pour en savoir davantage se trouve ici.

En OPEX (opération extérieure)
 M. NORET reviendra le 21 décembre présenter les carrières de médecin et de pharmacien militaires. Cette fois prioritairement aux élèves de terminale S. ceux qui désirent s'avancer dans leur réflexion peuvent cliquer ici.

14 novembre 2012

La participation du Lycée Uruguay France à la Cérémonie du 11 novembre


La cérémonie du 11 novembre obéit à un rituel presque immuable déjà décrit sur ce blog comportant en particulier la lecture par un jeune du message de l'UFAC (Union française des associations de combattants et de victimes de guerre) :
 
Nous célébrons aujourd'hui, le 94e anniversaire de l'Armistice du 11 Novembre 1918, Armistice victorieux pour la France et ses alliés après quatre années de combats meurtriers face à l'Allemagne et aux Empires Centraux.
Il n'est pas une ville, pas un village de France qui ne garde gravé dans la pierre d'un monument, le souvenir de ceux qui sacrifièrent leur vie pour la Patrie et la Liberté.
Le 11 Novembre 1918, la France déplorait : 
  • 1 400 000 morts
  • 740 000 invalides
  • 3 000 000 de blessés
  • des centaines de milliers de veuves et d'orphelins
N'oublions pas ce lourd bilan, ni le courage héroïque des soldats de ce conflit, appelé à juste titre, la "Grande Guerre".
En ce jour de commémoration, rendons hommage aux combattants de tous grades, français et alliés, qui ont fait preuve, dans tous les secteurs du Front, d'un courage exemplaire méritant la reconnaissance de la Nation.
En ce jour de recueillement, associons à l'hommage que nous rendons à nos glorieux aînés, les "Poilus", le souvenir de tous les "Morts pour la France". Inclinons-nous devant la douleur de leurs familles, si cruellement éprouvées.
L'Union Française des Associations de Combattants et de Victimes de Guerre (UFAC) et ses 44 Associations nationales, fidèles au souvenir de toutes celles et tous ceux, victimes de toutes les guerres, invitent la jeunesse à œuvrer pour un monde de Paix plus juste, plus solidaire et plus fraternel.
VIVE LA RÉPUBLIQUE !
VIVE LA FRANCE !

Cette année une élève du lycée Uruguay-France, Emmalie LIKIBI de terminale ST2S3 a désiré lire un extrait de "Paroles de Poilus, lettres et carnets du front 1914-1918" publié en 1998 par Jean-Pierre Guéno et Yves Laplume à partir de lettres retrouvées dans les familles et rassemblées sous l'égide de Radio France. Emmalie a choisi une lettre de Marcel SOUTIF (p. 91) :






Emmalie LIKIBI, élève de terminale ST2S3 lit un extrait de "Paroles de Poilus" devant le monument aux morts d'Avon.


Avant le traditionnel dépôt de gerbes, M. le maire d'Avon a lu le message du Ministre délégué auprès du ministre de la défense, en charge des anciens combattants :

Le 11 novembre 1918 à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à quatre ans d’une terrible guerre.
Premier conflit mondial, qui marque par son ampleur et par le nombre de victimes, militaires et civiles, l’entrée brutale dans ce 20ème siècle sanglant, la Grande Guerre marquera à jamais les esprits.
Car malgré la joie de la victoire, les familles pleuraient leurs morts.
Une hécatombe venait de se produire et, bientôt, chacun ressentait l’impérieuse nécessité que la nation tout entière, pour se reconstruire, reconnaisse son malheur et s’y associe.
Plusieurs étapes favoriseront cette résilience.
– L’inhumation sous l’Arc de Triomphe, le 28 janvier 1921, du corps d’un soldat inconnu, pour symboliser tous les morts de la Grande Guerre.
– Le vote par le parlement, il y a eu 90 ans cette année, le 24 octobre 1922, d’une loi fixant au 11 novembre la "commémoration de la victoire et de la paix".
– L’allumage, par André Maginot, ministre de la guerre et des pensions, le 11 novembre 1923, d’une flamme sur la tombe du soldat inconnu, qui, depuis lors, ne s’est jamais éteinte.
– La réalisation de monuments aux morts dans presque toutes les communes, pour porter les noms de leurs enfants "morts pour la France", auxquels s’ajouteront, ultérieurement, ceux des victimes des autres conflits.
La disparition des témoins de la guerre de 1914-1918 et l’inéluctable déclin du nombre des acteurs des conflits suivants appelaient une évolution pour maintenir la portée symbolique de cette journée.
C’est le sens de la loi du 28 février 2012, qui élargit la portée du 11 novembre à l’ensemble des morts pour la France tout en conservant les autres journées nationales commémoratives.
C’est donc la reconnaissance du pays tout entier à l’égard de l’ensemble des morts pour la France tombés pendant et depuis la Grande Guerre qui s’exprime aujourd’hui, particulièrement envers les derniers d’entre eux, ceux qui ont laissé leur vie en Afghanistan.
Elle s’inscrit dans une politique commémorative ambitieuse qui vise à transmettre la mémoire, à favoriser la compréhension de notre histoire nationale commune et son appropriation par les jeunes générations.
Les parlementaires du début des années vingt avaient voulu que la journée nationale du 11 novembre soit placée sous le double signe de la victoire et de la paix.
Ce dernier but semblait alors bien aléatoire, comme allaient le démontrer les décennies suivantes.
Mais finalement, ces parlementaires étaient des précurseurs. En votant la loi instituant une "journée de la victoire et de la paix", ils espéraient que soit célébrée dans l’avenir une "journée de la victoire de la paix".
Le temps et la volonté des peuples leur ont donné raison.
Kader ARIF


Mme Marie-Paule CAHIN-DUBY, proviseure du lycée Uruguay-France dépose une gerbe au pied du monument aux morts.

7 novembre 2012

94ème anniversaire de l’Armistice de 1918


Dimanche11 novembre auront lieu à Avon et Fontainebleau les cérémonies organisées pour la Commémoration de l’ARMISTICE de 1918, dont voici le programme :

AVON
9h30
Cimetière (entrée principale).
Cérémonie aux couleurs.
Dépôt de fleurs au Carré Militaire et de gerbes au Monument aux morts 1914/1918, avec la participation de l’Harmonie-fanfare d’Avon Musique et Culture.

FONTAINEBLEAU
10h00
Monument aux morts et monument du Souvenir français.
Cérémonie et dépôt de gerbes avec la participation de l'Union musicale.
Dévoilement le la plaque de l'amicale du 46e RI.

Manifestions communes aux deux villes
11h15 : la Paroisse de Fontainebleau organise une messe en l’Eglise Saint Louis.
12h00 : réception à l’Hôtel de Ville de Fontainebleau.

La vente de bleuets de France aura lieu ce même jour. Réservez le meilleur accueil aux collecteurs.