La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la sécurité et de la défense.

23 avril 2013

Concours national de la Résistance et de la Déportation 2013

Les résultats

Le Jury départemental du Concours national de la Résistance et de la Déportation a désigné les lauréats du concours 2012-2013. Parmi ces lauréats le Lycée Uruguay-France est fier de compter : 

Baptiste BATTAILLE de 1ère L qui se classe à la 4ème place de la Première catégorie (devoirs individuels des classes de tous les lycées).

Et vingt élèves de la classe de 1ère L qui sont à la 3ème place ex-æquo dans la 2ème catégorie (devoirs collectifs de tous les lycées) avec un dossier réalisé par :

Antoine ARRINDA
Baptiste BATAILLE
Scarlett BELLAY
Esma BERACHE
Jill CORADE-KNECHT
Charline DELLA DORA
Elvina FUTOL
Sarah GERARDIN 
Germain GLORY 
Franckie GONTIER
Lara GRIEBEL 
Marie-Murielle HOCHABAEFF 
Christian NKENKO MANSOUEKI 
Guillaume PANNETIER 
Sofia SAID 
Rosa SOKOLOWSKI
Emeline STEPHAN 
Maéva TOMAYE-LARDY
Téo VALAIS 


Qu'ils soient tous félicités.

18 avril 2013

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Dimanche 28 avril 2013
Le dernier dimanche d'avril est chaque année dédié à la célébration de la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale.
Cette date a été retenue en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps.

1 février 2013

2 février 1943, fin de la bataille de Stalingrad

Il y a 70 ans, le 2 février 1943, se terminait la bataille de Stalingrad. Cet affrontement fit près d'un million de morts, civils comme militaires en six mois. Symbole tout à la fois de la guerre d'anéantissement, et du tournant de la Seconde Guerre mondiale, la bataille de Stalingrad est considérée comme la “mère” de toutes les batailles urbaines.

Infanterie allemande progressant dans Stalingrad.

Les Français ont connaissance de la bataille de Stalingrad par les actualités allemandes projetées dans les cinémas et par la presse contrôlée par les forces d’occupation. Cependant la Résistance de son côté informe la population par l’intermédiaire des radios de Moscou et surtout de Londres mais aussi par la presse écrite.
Les Archives départementales de Seine-et-Marne conservent dans ses fonds des documents qui nous éclairent sur les circonstances de la distribution de tracts comme celui-ci dont la profusion inquiétait les forces de l’ordre.

Tract découvert à Meaux le 31 décembre 1942.
Archives départementales de Seine-et-Marne (AD77, M4267)

Archives départementales de Seine-et-Marne (AD77, M4267)

Le 1er janvier 1943 un inspecteur du commissariat de Meaux écrit au chef du service de la Brigade régionale de police de sûreté à Paris pour lui rendre compte des circonstances de la découverte de 5 exemplaires ce tract « édité par le parti Communiste Français ».
Depuis le début de la semaine il avait organisé « la surveillance avec embuscade » de la place du Marché de Meaux entre 9h et minuit. Tous les passants croisés par l’inspecteur et trois gardiens de la paix devaient présenter leurs papiers d’identité et vider leurs poches et leurs sacs. Surveillance peu efficace car selon les mots mêmes de l’inspecteur « malgré la diligence apportée au cours des sondages ainsi effectués, aucun résultat n’a encore été obtenu ».
L’inspecteur en est réduit à effectuer des hypothèses : la diffusion des tracts de la nuit est « sans doute possible l’œuvre d’un individu sortant de la salle de spectacle du cinéma Palace » au moment où les spectateurs quittaient la salle en trop grand nombre pour pouvoir organiser leur fouille systématique.
Cette anecdote met en lumière l’extrême prudence adoptée par les résistants, ici communistes, pour distribuer des tracts en réduisant au maximum les risques d’être arrêtés.
La Seconde Guerre mondiale est aussi une guerre des mots et ce tract souligne à quel point l’Armée rouge et Staline jouissent jusqu’en Seine-et-Marne d’une fascination qui fait de la bataille de Stalingrad, ici aussi, un tournant de la guerre.

25 janvier 2013

Communiquer pour résister

Concours national de la résistance et de la Déportation 2012-2013

Le professeur-relais des Archives départementales de Seine-et-Marne à mis en ligne une série de documents sur le thème "Communiquer pour résister".
Affiche surchargée d'une croix de Lorraine, découverte à Ponthierry le 31 décembre 1942.
(AD77, SC26489)
Ces documents extraits des fonds de la préfecture de Melun proviennent essentiellement des archives de la police d’État et de la gendarmerie nationale. Ils rassemblent des tracts, des affiches, des journaux clandestins (nationaux et locaux), des journaux et brochures parachutés par la RAF, des rapports concernant les graffitis, Radio-Londres ou Radio-Moscou ou l'état d'esprit de la population... Ces documents sont classés dans l'ordre chronologique, ils ne sont ni commentés ni expliqués. L'objectif du professeur-relais est de livrer aux élèves des fac similés de qualité afin qu'ils se retrouvent dans la position de l'historien qui ouvre, toujours avec émotion, un carton d'archives.

Ces documents sont accessibles sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne à la rubrique "action éducative": http://archives.seine-et-marne.fr/cnrd

Pour toute demande d'information contacter le professeur-relais  Olivier.Plancke@ac-creteil.fr ou profrelais@cg77.fr


11 janvier 2013

Le 27 janvier, 68e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz

"La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, pour cette journée de la mémoire."


Cliquez sur la photo ou ici pour lire le témoignage de Jacques Zylbermine recueilli lors du voyage de 12 élèves du lycée Uruguay-France à Auschwitz-Birkenau en décembre 2004.


23 décembre 2012

Pro Patria et Humanitate

Le 21 décembre 2012, M. Frédéric NORET, sous-officier de réserve du Service de Santé des Armées (SSA) est venu présenter les carrières de médecin et de pharmacien des armées à la classe de terminale S1.

M. NORET présente les formations du Service de Santé des Armées à une classe de terminale S du Lycée Uruguay-France.
M. NORET a d'abord présenté rapidement les forces armées françaises, le Service de Santé des Armées et les 14882 personnes qui y servent, tant militaires que civils, les différents personnels de santé avant d'arriver au métier de médecin militaire.
120 jeunes accèdent chaque année en 1ère année de l'Ecole de Santé des Armées (ESA) à Lyon-Bron. La moitié sont des filles. Ces étudiants sont à la fois élèves de l'ESA et étudiants à l'Université Lyon I. La première année est la plus difficile, car comme pour tous les étudiants en médecine ils doivent franchir la terrible barrière du concours d'entrée en 2ème année. 70% à 80% des élèves de l'ESA y parviennent!
Les études se poursuivent sur deux grands axes : formation médicale à Lyon I en tous points identique aux études des civils et formation militaire à l'ESA. En effet la carrière des médecins militaires reposera ensuite sur des deux mêmes piliers, la médecine et l'armée.
La carrière de médecin militaire est au minimum de 25 ans. Les médecins des armées peuvent se diriger vers la médecine en unité (ce peut être sur un navire, une base aérienne, un régiment de chars, un bataillon de chasseurs alpins ou les pompiers de Paris), vers la recherche ou dans un hôpital militaire pour y pratiquer la chirurgie (il y en a 9 en France métropolitaine dont 3 à Paris).
M. NORET a souligné que la vie de médecin militaire entrainait toute une série de contraintes comme les mutations régulières et les départs en opérations extérieures, en Afghanistan par exemple, pour une durée de 6 mois, ce qui rendait parfois difficile la vie de famille. Un jeune candidat à ce métier se doit d'y réfléchir avant de s'engager sur cette voie.

Frédéric NORET présente aux élèves de terminale S1 une vidéo de l'ESA dans laquelle des élèves racontent la vie dans l'école, les études, les avantages de cette formation et comment ils envisagent leur carrière.

M. NORET a enfin présenté aux élèves le concours d'entrée à l'ESA, les différentes épreuves et les modalités d'inscription. Avec 120 reçus pour 1800 candidats le concours d'entrée à l'ESA est exigeant mais loin d'être hors de portée. Cette formation est accessible à un bon élève de terminale S motivé.

Pour en savoir davantage sur les carrières dans le Service de Santé des Armées, cliquez ici.

 Pro Patria et Humanitate 
"Pour la Patrie et l'Humanité" est la devise de l'Ecole de Santé des Armées.