10,5 hectares de terrains bientôt libérés par l’État
Cette fois, l’Etat est bien
décidé à vendre les emprises inexploitées qu’elle possède sur
Fontainebleau. Alors que le Préfet de Région vient d’accepter une vente
globale.

Un potentiel inespéré et un champ des possibles immense : ce sont
10,5 hectares de terrains fonciers qui vont se libérer dans les
prochaines années à Fontainebleau. Les fameuses emprises de l’Etat,
inhabitées et inexploitées depuis des années, font partie de ces
dossiers dormants qui pourtant vont un jour ou l’autre tout changer à
Fontainebleau. Car ce sont de nouveaux quartiers qui vont voir le jour !
Ces projets gelés ont vu leur température sérieusement monter jeudi
dernier avec la visite sur place du préfet de Région Jean-François
Carenco, du Président du Département Jean-Jacques Barbaux ou bien
encore du Préfet Jean-Luc Marx. Le but : débloquer enfin les dossiers
sur ces terrains qui appartiennent à l’Etat. « C’est la première fois
que le préfet de région vient à Fontainebleau pour parler des cessions
foncières de l’Etat. Cela fait des années que c’est en discussion et il
ne comprend pas pourquoi les discussions étaient en terrain miné »
commente le maire Frédéric Valletoux.
Cession globale
Dans un contexte où l’Etat a besoin d’argent, ces terrains sont une
opportunité non négligeable. Et cela tombe bien, à Fontainebleau, les
projets ne manquent pas. A chaque emprise sa particularité. Ainsi, si
rien n’est arrêté, on peut avancer des pistes pour les différents sites.
La caserne Chataux serait confiée à un privé, celle de Damesme
également, avec une partie pour la ville qui souhaiterait y installer
l’école Léonard de Vinci. Près du château, le Clos des Ebats pourrait
s’intégrer au projet de reprise des Héronnières pour attirer de gros
investisseurs. A la clé, on imagine, des logements, des bureaux, des
services, et pourquoi pas une offre universitaire, « si on trouve des
institutions intéressées » tempère le maire.
Au total, c’est le visage de la ville qui va changer. Avec une
augmentation de la population, forcément : « on ne va pas dépasser les
2.500 habitants supplémentaires, le but est de revenir à un niveau de
population de 18.000 habitants, comme dans les années 70 », précise
Frédéric Valletoux.
En fin de journée, le principe d’une cession globale de tous les terrains a été acté.
Il faudra désormais entamer les discussions sur les prix de vente de
chaque terrain : « cela va nous prendre trois ou quatre mois pour fixer
les choses », dit le maire. Des projets sur le long terme, mais avec la
volonté affichée du Préfet de Région « d’aller vite ». Pour preuve,
l’accueil de migrants actuellement à Damesmes qui « ne retarderait en
rien la procédure de cession qui doit s’engager officiellement dans les
mois qui viennent ».
Yoann Vallier