La France a fait le choix de suspendre le service national mais n'a pas voulu priver ses jeunes de connaissances sur les principes et les réalités de la défense de la France, des Français et des valeurs de la République. Le parcours de la citoyenneté, qui a remplacé l'appel sous les drapeaux, comprend le recensement de tous les jeunes de 16 ans, l'enseignement de la défense (à l'école, au collège et au lycée) et la journée défense et citoyenneté (JDC). Ce blog est consacré à l'enseignement de la défense au Lycée Uruguay-France, à l'histoire militaire de la région d'Avon et de Fontainebleau, au devoir de mémoire, aux relations entre les armées et la nation, et aux métiers proposés par les acteurs de la sécurité et de la défense.

22 mars 2015

Rallye citoyen 2015 au Fort de Vincennes

La classe de Terminale ES1 du lycée Uruguay-France a participé le vendredi 20 mars au "Rallye citoyen 2015" au Fort Neuf de Vincennes. 
Organisé par le Trinôme académique de Créteil ce rallye a réuni 100 lycéens des départements de Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.
Les élèves, encadrés par leurs professeurs, ont assisté à des séances d'information et ont participé à des ateliers proposés par des militaires d'active et de réserve de toutes les armées ainsi que par des policiers.

 Les élèves de TES1 avec leurs professeurs, Mme Halajko et Mme Garcia.
Les TES1 ont été bienveillants et efficaces.Quatre gagnants sur cinq sont du Lycée Uruguay-France !

9 mars 2015

La sécurité nationale : le plan Vigipirate

Cette activité est réalisée par les élèves en salle informatique.
Introduction
1.       Pour quelles raisons le plan Vigipirate a-t-il été élevé au niveau « alerte attentat » le 7 janvier 2015 ?
2.       A quels autres moments de l’histoire récente de pays le plan Vigipirate a-t-il été activé ?

A.      Le plan Vigipirate
Se connecter sur le site du gouvernement : http://www.risques.gouv.fr/menaces-terroristes/le-plan-vigipirate
1.       Qu’est-ce que Vigipirate ?
2.       A quoi sert Vigipirate ?
3.       De quand date Vigipirate ?
4.       Quels sont les grands principes du plan Vigipirate ?
5.       Quelle est la signalétique du plan Vigipirate ?
6.       Quels sont les différents niveaux du plan Vigipirate ?

B.      Les acteurs
Se connecter sur le site du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale : http://www.sgdsn.gouv.fr/site_rubrique98.html
1.       Par qui et comment est élaboré le plan Vigipirate ?
2.       Quelle est la chaîne de mise en œuvre du plan Vigipirate ?
3.       Qui sont les hommes et les femmes chargés de la surveillance et de la protection de la population dans le cadre du plan Vigipirate ?
4.       Combien sont-ils ?
5.       Quel est le rôle des préfets et des maires dans l’application du plan Vigipirate « alerte attentat » ? http://www.avon77.com/spip.php?article3209 


6.       Que s’est-il passé à Nice le mardi 3 février 2015 ? Est-ce la première fois que des militaires sont agressés dans le cadre du plan Vigipirate ? http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/vigipirate-trois-militaires-en-faction-agresses-a-nice

C.      Le rôle des citoyens
1.       En dehors des forces de l’odre (ministère de l’intérieur) et des forces armées (ministère de la défense) quelles autres personnes jouent un rôle dans la mise en œuvre du plan Vigipirate ?

2.       Quel peut-être le rôle des simples citoyens lorsque le plan Vigipirate « alerte attentat » est déclenché ?

D.      Vigipirate et le lycée
1.       Lors du déclenchement du plan Vigipirate comment le lycée doit-il réagir ?

2.       Quelles sont les consignes de sécurité applicables dans les établissements scolaires ? http://www.education.gouv.fr/cid85267/consignes-de-securite-applicables-dans-les-etablissements-relevant-du-ministere.html
3.       Comment doivent réagir les lycées lors de telles menaces ?
4.       Qu’est-ce qui a été modifié au Lycée Uruguay-France depuis la mise en œuvre du plan Vigipirate « alerte attentat » le 8 janvier 2015 ?

Conclusion : Quelle est votre opinion personnelle sur le plan Vigipirate ?
1.       Vous semble-t-il nécessaire ?
2.       Vous semble-t-il suffisant ?

3.       Quelles seraient vos propositions pour en améliorer l’efficacité et le fonctionnement ?

28 janvier 2015

Stop au Djihadisme

http://www.stop-djihadisme.gouv.fr/index.html
Afin de décrypter la propagande djihadiste en vidéo, le ministère de la justice a créé un site destiné à la protection de la jeunesse.

26 janvier 2015

70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz


La date du 27 janvier a été retenue pour commémorer la libération des camps nazis.Le 27 janvier est une journée internationale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.

C'est en effet le 27 janvier 1945 que les troupes soviétiques sont entrées dans le camp d'Auschwitz-Birkenau près de Cracovie en Pologne. Les soldats de l'Armée rouge sont accueillis par seulement 7000 survivants. Près de 1,1 millions d'enfants, de femmes et d'hommes sont morts à Auschwitz, des juifs à 90%, mais aussi des tziganes et des déportés-résistants de toute l'Europe occupée.

En décembre 2004 douze élèves du lycée Uruguay-France ont pu visiter les camps de Birkenau et d'Auschwitz 1.

Le récit de ce voyage se trouve ici.
 

19 novembre 2014

11 novembre 2014





Cette année encore des élèves du lycée Uruguay-France ont participé à la cérémonie de commémoration de l'Armistice au monument aux morts d'Avon.

Yanis ABDELMOUMNI, Tiphaine DANNOUX et Zoé YEGHICHEYAN de 1ère S1 ainsi qu'une correspondante allemande Léonie FUNCKE ont lu un texte sur la mort de Charles Péguy.



L’écrivain Charles Péguy, lieutenant au 276ème régiment d’infanterie de Coulommiers, est venu plisieurs fois à Fontainebleau pour y effectuer « des périodes » en tant que réserviste, notamment au Camp d’Avon, à deux pas d’ici.
A Villeroy, Le 5 septembre 1914, Charles Péguy mena à l’assaut une section de soldats Seine-et-Marnais lors des premières heures de la bataille de la Marne.
Voici le récit de Victor Boudon, un de ses hommes :

Un court instant de répit, puis Péguy nous claironne : « En avant ! ».
Ah ! cette fois, c’est fini de rire ! Escaladant la talus et rasant le sol, l’arme à la main, courbés en deux, afin d’offrir moins de prise aux balles, trébuchant dans les betteraves et les mottes de terre, nous courons à l’assaut.
Le capitaine Guérin, est tué raide auprès d’un gros arbre. La terrible moisson continue, effrayante ; la chanson de mort bourdonne autour de nous.
Un premier bond, puis un deuxième nous portent 200 mètres en avant. Mais aller plus loin pour l’instant, en unique vague d’assaut, sans une ligne de soutien en arrière, sur un terrain où la pente déclinante et la grande visibilité de nos uniformes font de nous autant de superbes cibles, c’est une folie, un massacre certain et général. Nous n’arriverons pas 10 !
« Couchez-vous ! hurle Péguy, et feu à volonté ! » mais lui reste debout, la lorgnette à la main, dirigeant notre tir, héroïque dans l’enfer.
Nous tirons comme des enragés, noirs de poudre ; le fusil nous brûlant les doigts, chacun creusant des mains la terre, entre deux coups de feu, pour s’en faire un insuffisant abri.
À tout instant, ce sont des cris, des plaintes, des râles ; des amis chers sont tués à mes côtés.
Combien sont morts ? On ne compte plus…
Péguy est toujours debout, malgré nos cris de : « Couchez-vous ! » glorieux fou dans sa bravoure et la voix du lieutenant crie toujours avec une énergie rageuse : « Tirez, tirez, nom de Dieu ! »
Et il se dresse, comme un défi à la mitraille, semblant appeler cette mort qu’il glorifiait dans ses vers. Au même instant, une balle meurtrière brise ce noble front.


Discours de Marie-Charlotte NOUHAUD, maire d'Avon


Madame la Sous-préfète,
Monsieur le Maire,
Mesdames et messieurs,
... et surtout vous les nombreux enfants venus aujourd’hui,

Nous venons d’entendre les noms des Cent-douze Avonnais morts pour la France. Cent-douze !
Cent-douze jeunes hommes pour une population d’un peu plus de 3 100 habitants !
Avon comme toutes les communes de France, Avon comme les villes et villages de presque toute l’Europe, Avon comme de nombreuses villes et villages du monde, Avon a payé le terrible prix du sang lors de la Grande Guerre.
Cent-douze...
Au-delà des chiffres il y a des destins. Parmi ceux-ci : Marcel MILLIEN.
Marcel MILLIEN naquit à Avon le 9 mars 1892 et y travaillait comme ouvrier du bâtiment spécialisé dans la construction de cheminées. Marcel MILLIEN mesurait 1m60 et avait les yeux et les cheveux châtains. En 1913 il a été déclaré « bon pour le service » et a été incorporé dans le 4ème bataillon de chasseurs à pied à Saint-Nicolas-de-Port, en Lorraine, pour y effectuer son service militaire. Il était donc déjà sous l’uniforme lorsque commença la guerre le 3 août 1914.
Son bataillon s’illustra dans la défense du secteur de Nancy. Après la bataille de la Marne le bataillon est transféré sur le front de la Somme puis toujours plus loin vers le Nord dans cette phase de la guerre qui a été appelée « la course à la mer ». En novembre 1914 Marcel MILLIEN et ses camarades combattirent en Belgique près d’Ypres. C’est à Voormezeele, que Marcel MILLIEN tomba sous les tirs de l’artillerie allemande. C’était le 11 novembre 1914, il y a exactement 100 ans aujourd’hui. Il avait un peu plus de 22 ans.
Des destins comme celui de Marcel MILLIEN il y en a 111 autres sur ce monument et près d’un million quatre-cent-mille dans toute la France.
Si nous honorons aujourd’hui les tués de la Grande Guerre nous ne devons pas oublier pour autant les blessés, les amputés, les gazés, les « gueules cassées »... qui ont survécu tant bien que mal au conflit ; ainsi que les veuves, les orphelins et tous les endeuillés. Toutes et tous ont été durablement marqués et ont souhaité que la Grande Guerre soit la dernière des guerres, la « der des ders ».
La journée du 11 novembre est destinée à commémorer les « morts pour la France » mais aussi la Paix. C’est pour la paix que ces hommes sont morts et c’est pour maintenir la paix que paradoxalement de jeunes soldats français risquent, et même donnent, aujourd’hui encore leur vie au Mali, en République centrafricaine ou en Irak.
Vous les jeunes, vous les enfants, vous qui nous faites l’immense honneur de participer à cette cérémonie du souvenir ; en lisant des textes, en chantant la Marseillaise vous défendez les valeurs de la République. Ces valeurs reposent sur des principes forts : la liberté, l’égalité, la fraternité bien sûr ; mais aussi la solidarité, le respect, la dignité. C’est en défendant ces valeurs que vous participerez à la construction d’une France forte dans une Europe fraternelle et, espérons-le, dans un monde de paix.
Encore une fois je vous remercie.